“Vous avez été en absence injustifiée et souhaitez négocier votre licenciement ?

admin2598

Voici tout ce qu’il vous faut savoir à ce sujet.

Tout d’abord, que risquez-vous à ne pas justifier votre absence auprès de votre employeur ?

Toute absence doit être justifiée auprès de son employeur et ce, en général dans les 48h. En cas de maladie voire de maladie de l’enfant, vous devez fournir un certificat médical émanant de votre médecin. En l’absence de justificatif, vous manquez à votre obligation contractuelle et risquez donc une sanction.

Le choix de la sanction est laissé à la discrétion de votre employeur qui peut parfaitement décider de ne prononcer qu’un simple avertissement à votre encontre. Toutefois, la sanction peut aller jusqu’au licenciement pour faute grave. Il convient de tenir compte de l’ensemble des éléments professionnels mais aussi personnels à l’origine de cette absence. Ainsi, le licenciement pour faute grave en cas d’absence injustifiée ne peut être automatique. Ce licenciement ouvre droit au versement des allocations d’aide au retour à l’emploi versées par Pôle Emploi mais ne donne pas droit à des indemnités de licenciement. En cas de contestation, l’employeur devra veiller à apporter la preuve que l’absence injustifiée du salarié a pour effet de désorganiser l’entreprise, faute de quoi le licenciement prononcé initialement pour faute grave peut être requalifié en licenciement sans cause réelle et sérieuse et ouvrir droit à dommages et intérêts en réparation du préjudice subi.

Toutefois, afin d’éviter une longue procédure, et si votre absence injustifiée fait suite à un mal être au sein de votre entreprise, il peut être pertinent de songer à la rupture conventionnelle de votre contrat de travail. Dans ce cas de figure, salarié et employeur se mettent d’accord pour procéder à la rupture amiable du contrat de travail à durée indéterminée qui les lie. Les conditions de rupture sont consignées dans un document que l’on appelle une convention de rupture. Régie par un formalisme strict, les deux parties disposent d’un délai de quinze jours calendaires pour se rétracter. La convention de rupture est envoyée à l’Inspection du travail qui valide ou non la rupture. Ce mode de rupture est plus avantageux pour le salarié car il ouvre droit à indemnités de licenciement, contrairement au licenciement pour faute grave, et aux allocations versées par le Pôle Emploi. “

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